L'examen radiologique de l'appareil génital féminin est le plus souvent prescrit par un gynécologue.

Cet examen permet au radiologue d'informer la patiente et le praticien prescripteur sur l'état anatomique de l'utérus et des trompes.

Il conduit, dans certains cas, à poser l'indication d'un cathétérisme tubaire.

Que ce soit pour une hystérosalpingographie ou un cathétérisme des trompes, nous allons voir étape par étape le déroulement d'un examen radiologique.




I
l doit être realisé en première partie du cycle sous couverture antibiotique, en dehors de toute infection évolutive.



Il est préférable de prendre des ovules désinfectants, des antibiotiques par voie orale et éventuellement des antispasmodiques (ordonnance prescrite dans le centre de radiologie). Il faut manger normalement le jour de l’examen. Il est conseillé également de se munir d'une serviette hygiénique.




Le radiologue
explique à la patiente le déroulement complet de l'examen tant sur le plan physiologique que sur le matériel employé.
 

Ce dialogue est essentiel pour la suite car il s'instaure alors un véritable échange permettant ainsi d'enlever toute appréhension de l'examen.

Ce climat de confiance permet à bon nombre de femmes d'être décontractées et de ne pas souffrir durant la séance mais également après.



Comme lors d'un examen gynécologique, elle garde ses vêtements au-dessus de la ceinture. Allongée sur la table radiologique en position gynécologique, l'examen se déroule en présence du radiologue et de la manipulatrice radio.





Le matériel utilisé est à usage unique, en plastique et la table radiologique est numérisée afin de limiter l'irradiation. L'examen débute par des questions et un toucher vaginal pour repérer la position du col. Le radiologue met en place le speculum et nettoie le col de l'utérus. Ensuite il pose le matériel nécessaire pour l'injection du produit de contraste.



Il retire ensuite le spéculum et injecte un liquide à base d’iode dans l’utérus et les trompes (dans le cas de l’hysterosalpingographie) ou un cathéter dans les trompes (dans le cas d’un cathétérisme tubaire).



Des clichés sont pris en cours de procédure. En moyenne 4 à 5 clichés (parfois un peu plus) sont nécessaires pour une bonne interprétation.

La plupart sont prises, patiente allongée sur le dos, et une autre en position sur le côté.



Un dernier cliché dit "tardif" est pris 20 minutes après la fin de la procédure. Celui-ci permet de constater si le produit iodé s'évacue bien des trompes. Au contraire des autres, c'est une simple radio sans manipulation gynécologique.




Les examens plus délicats sont les examens techniquement difficiles (problèmes de contention cervicale ou d’obstacles gênant la progression du liquide ou du cathéter : polypes ou fibromes intra-utérins, trompes bouchées, etc.).

Mais ils proviennent surtout d'états psychologiquement pénibles (survenue de spasmes douloureux chez les patientes anxieuses). Il est donc essentiel, pour limiter les désagrements, que le praticien ait une bonne maîtrise technique et surtout l’habitude de tout mettre en œuvre pour rassurer la patiente afin de prévenir la survenue de spasmes. Dans ces conditions ces examens sont le plus souvent très bien tolérés